Pourquoi l’entomologiste Jérôme Casas a choisi de rester en Touraine
À 65 ans, Jérôme Casas poursuit sa carrière scientifique en Touraine, où il est installé depuis 1993. Cet entomologiste, professeur d’écologie de classe exceptionnelle à l’Université de Tours et chercheur à l’Institut de Recherche sur la Biologie de l’Insecte, a pourtant reçu des propositions d’universités prestigieuses, selon actu.fr.
Originaire du canton de Neuchâtel, en Suisse, il s’est intéressé très tôt aux insectes. Son parcours l’a ensuite mené à l’École polytechnique fédérale de Zurich, à l’Imperial College de Londres, à Glasgow puis à l’université de Californie, à Santa Barbara. Il est arrivé à Tours après avoir choisi une offre française plutôt qu’une offre allemande mieux rémunérée.
Une équipe, des moyens et un cadre de vie
Depuis, Jérôme Casas est resté en Indre-et-Loire. Il a dirigé l’IRBI de 2001 à 2008 et a reçu le prix Gay-Lussac Humboldt en 2020 pour l’ensemble de sa carrière. Les propositions qu’il a reçues pouvaient doubler ou tripler son salaire, mais le chercheur met en avant les conditions de travail réunies localement : son équipe, ses instruments et les financements accordés.
Habitant de Savonnières, il apprécie aussi le cadre de vie tourangeau, notamment la proximité de la Loire à vélo, de la guinguette et des produits locaux. Pour lui, cet équilibre a compté dans sa décision de poursuivre ses travaux ici.
Un nez artificiel pour repérer les explosifs
Aujourd’hui, le scientifique consacre entièrement son temps au projet PheroInnov. Déchargé de l’enseignement et de la gestion administrative, il travaille à la fabrication d’un nez artificiel très sensible, destiné à équiper des robots capables de détecter des traces d’explosifs et des mines antipersonnel.
Le projet s’inspire de la manière dont les insectes perçoivent les odeurs en bougeant leurs antennes. Cette recherche sur l’olfaction active a commencé après les attentats du 13 novembre 2015, à la suite d’un appel du CNRS invitant les chercheurs à mettre leurs travaux au service de la sécurité publique. PheroInnov, sélectionné dans France 2030, bénéficie d’un financement du CNRS compris entre 2,5 et 3 millions d’euros. L’ambition est notamment de pouvoir déployer ces robots sur des champs de mines en Ukraine.
Source : actu.fr


